7 impressions sur plaque de forex, format 20x20 cm, peinture, attaches métalliques, fil de fer recuits, bois, fer à béton, colle polymère.
Telles ces images d’Épinal qu’on distribuait aux enfants des écoles primaires en guise de « bons points », sept petites images, réalisées entre 2018 et 2023, apparaissent et disparaissent au regard, jeu de cache-cache avec la futaie et l’environnement forestier. Enfouissement, camouflage, interactions et interférences avec la végétation, avec les phénomènes lumineux et chromatiques : regards et « visages » d’animaux sauvages se laissent entrevoir, derrière les arbres, sous les futaies et les roches, dans les replis de la forêt.
« La photographie a cette façon qui n’appartient qu’à elle d’arrêter le temps, en suggérant parfois l’avant et l’après de cet “instant décisif”, cette façon de fixer un mouvement, un geste, un regard qui peut être l’équivalent d’une lumière dans un paysage, et de découvrir dans la réalité un équilibre, une harmonie à peine perceptible, quelque chose qui, selon la formule populaire, ne tient qu’à un fil. »
Gabriel Bauret, Approches de la photographie, Nathan Université, 1992.
Trois duo d’images imprimées recto verso sur support bâche, câbles, métal, pièce de roulement, 150x150 cm.
Rébus ou analogies poétiques des duos d’images dans l’environnement forestier : le loup et l’écriture des contes, le cerf et le cycle des saisons, le blaireau «encordé» à sa tribu, le rouge gorge amarré sur sa branche prêt à s’envoler.
6 impressions sur tissu micro perforé de format 40x80 cm
Six duos d’images qui s’entrechoquent.
Cette confrontation brutale représente et « exorcise » à la fois nos peurs archaïques, celles d’être piqué, mordu, envahi, débordé, infecté, comme un écho à notre situation actuelle. Une relation inconsciente et troublante s’installe, entre l’immense vitalité et les forces de la nature, ses interactions et agissements, et les affres ou les joies de notre condition humaine.
D’un côté des situations et actions : sommeil, repos, travail, labeur, conditions de vie de quelques individus de la planète.
De l’autre des insectes photographiés dans leur milieu, araignée, frelon, scarabée, chenille.
Les insectes sont des décomposeurs, des prédateurs nécessaires à l’équilibre de la forêt. Ils symbolisent également toutes les craintes qui nous gouvernent, les puissances et processus inconscients qui nous traversent, mais aussi nos capacités de régénération et de transformation, les ressources vitales de notre corps et de notre esprit.
Photographies imprimées sur bâche
Les chandelles désignent des étais en bois de sapin qui servaient à stabiliser le plafond des mines. À Neuchef en Moselle, dans les années 1820, on extrayait encore le minerai à la main, on le triait ensuite pour le sortir dans des hottes en osier. Enfin le geste ancestral du forgeron frappant le métal chauffé au rouge et celui de verrier de Meisenthal coupant le verre en fusion. Les forces de vie présentes dans cette nature miraculeuse du Radier de Barefontaine, l’énergie du ruisseau, la puissance laborieuse des éléments, le fracas des éboulis retenus pas les mousses, les herbes et les arbres, répondent en échos au labeur des hommes, aux bruits et au fureurs du monde
L'art au jardin, les jardins de Wesserling.
Une série d’images flottantes suspendues en hauteur. Ce mode d’exposition produit un effet étrange et contradictoire entre le support et le sujet photographique : des images de pierres immuables, ancrées et telluriques imprimées sur un support léger, aérien et mouvant.
Impressions sur papier encollées sur planche de contreplaqué marine.
L'expression les mains de ces personnes âgées rencontrées en principauté de Salm et portant la mémoire des temps de guerre.
Issu de la série [PORTRAITS] 2009.
50 portraits dans la forêt, passeurs d’hier et d’aujourd‘hui.
route des Allemands, Bas-Rhin.
Biennale d’art contemporain sur le sentier des passeurs, Le Saulcy, Vosges.
Saint-jean d’Ormont / Art contemporain au Pays de Moussey, Vosges.
Deux impressions photographiques sur tissu satiné.
Cette image, emblématique de mon travail photographique est une vue d’un pont qui traverse la Yamuna, affluent du Gange en Inde. Elle est redressée, dédoublée et produit un effet de porte étrange dans le paysage, comme deux vigiles ou cariatides endormies. Le titre qui les accompagne est une sorte de calembour, écriture qu’on appelle aussi «langue des oiseaux», langage codé des compagnons du Moyen-âge qui transmettaient ainsi des messages secrets par delà les dogmes officiels. Il est, avec l’image, une injonction, un appel à la résistance, au réveil intérieur, à dénouer les consciences.
Pierre Rich